28 août 2006
School day one

J'ai finit le bouleau comme il se doit: avec le sourire. Et puis, juste pour moi, il a fait beau vendredi aprem'. Même que le ciel il m'aime. Et puis, l'autre Jeune Homme, là, toi-même tu sais, le Lion. Lui quoi. Je disais, il est rentré. Qui ça?! Mais Jeune Homme voyons! J'ai été riche et libre, mais libre seulement le temps d'un week-end, le temps de quitter mon job, de faire la fête, de m'exploser la tête et de re-commencer l'école, mais avec le sourire cette fois, parce que même s'il pleut, c'est la Fête. Oui monsieur, la Fête. Avec un grand "F", et tout. Parce que les gens sourient, et c'est même pas pour de faux. Bref un week-end.
Samedi soir, on a vu le retour de la Drum'n'bass à l'Usine, au KAB plus précisément. FOLIE. Juste F.O.L.I.E. à fond les ballons. Soirées speed. Speed. Speed. Tout va vite, tout s'enchaîne, et en moins de deux tu te retrouves les jambes en...,
la suite ne te regarde pas. Non non, n'insiste pas. Tout va vite, tout
tourne, tout s'enchaîne, les couleurs paraîssent acides, et t'as un
bout d'bombon acidulé entre les dents. Mais tu l'dis pas, non non non,
que penseraient-ils de toi ?! Alors tu n'y pense pas, tu oublies. Tant pis, tant pis, tant pis.
Je ne sais plus quoi penser de moi. Peut-être que je devrais lui
dire, à l'acrobate, au saltimbanque, que je n'suis pas une nana qui
aime ça, qui n'aime pas tout court, qui ne connait pas de sentiment
nommé amour, qui a beau chercher entre "amitié" et "désir", elle ne
trouve pas le mot amour. Lui dire aussi que je ne suis pas pute, juste
libertine. Ou lui dire, qu'il va falloir m'apprendre, et qu'il arrête
de boire tous les jours aussi, que s'il veut m'offrir un copain
-je n'y crois pas moi-même!- il a intérêt à tenir debout. Et tout seul.
Oh, et si quelqu'un connaît un Simon, sur Genève, beau, cheveux noirs,
yeux bleus (couleur océan), jongleur, mains sales, dites-lui que Yoyo,
dont l'humeur monte et descend, Yoyo avec sa tête de gamin, Yoyo, si
inexpressif, dites-lui qu'il a dormi sur le canapé du salon, et
dites-lui qu'Emon ne fait pas -trop- battre mon coeur.
Je ne tiens plus, je n'en peux plus, stop, help, S.O.S. Il faut que j'avoue, tout ça.
Pétasse.
Sale... f i l l e.
Photo: BLU LOVE by Benni Danny
ps:
J'ai croisé Carooooooow* ma Caro, ma belle, ma douce, ma tendre -huhu-
caro. Vite fais, entre deux cours, entre deux joints. Le temps d'un
bisous, de s'dire à demain. De s'dire qu'on s'est manqué, sans même y
avoir re-pensé une seule fois.
20 août 2006
Tu parles de tranquilité.
J'ai les cheveux qui sentent le feu de bois, j'ai de la terre sous les ongles, j'en rammène au fond de mon sac, mes ballerines sont revenues toutes boueuses, mes habits noirs sont devenus bruns, mais je suis revenue un grand sourire sur les lèvres. Parce que même si LSD, trips, kétamine etc.. ne sont pas ma tasse de thé, parce que même si l'hardtech n'est pas ma musique, je danse, et parce que plus on est de fous plus on rit, même si j'te connais pas, tu m'connais pas, on rit.
T'y crois, toi, que j'attends de pied ferme le changement, que j'veux retrouver mes étoiles, et que ça marche pas. Et il suffit que je m'retrouve (volontairement) seule pour les retrouver, comme un claquement de doigts, juste comme ça. Et on continue, en avant la musique, je reprends le vieux vélo bleu, je file, je fonce, je cours comme le vent jusque là-bas, histoire de voir, histoire de vivre, histoire d'aimer, histoire de sentir le vent de liberté.
La photo viendra plus tard, y en a plus en stock.
19 août 2006
Des étoiles filantes

Je ne sais pas si c'est le monde qui tourne à l'envers, ou ma tête qui part en vadrouille. Le soleil brille, oh pas aussi fort qu'avant, mais tout de même assez. J'ai le coeur qui bat à cent à l'heure, j'ai dit des vérités beaucoup trop vite à un inconnu, ou presque, et j'm'en FOU, juste parce qu'il a l'air d'être un magicien, parce que ses yeux bleus brillent sous ses cheveux noirs, et parce que bordel il est mien. Ce soir, paraît que c'est la nuit des étoiles filantes, et les miennes sont revenues, toi-même tu sais, au fond des yeux. Il repart. Il s'en va. En Argentine. Je ne sais pas quand. Je ne veux pas savoir quand. Je veux oublier qu'il s'en va et qu'il ne m'enmène pas.
Et si je pose la main sur sa poitrine, ça bat vite, très vite.
Et si je pose la main sur ma poitrine, ça ba vite, très vite.
J'ai peur. De ce que je ne connais pas.
De ce sentiment bizarre.
Qui me fait fondre quand il me regarde.
J'ai peur.
Mais tant pis, le jeu en vaut la chandelle. J'peux bien me brûler les ailes, je continuerai à voler aussi haut.
Des étoiles filantes.
Photo: Il est clâss' mon choixpeau.
Messieurs, même si je crois à tous vos compliments -ou presque- je ne vous comprends pas. Et lui, lui il comprends pas, il a la jalousie des bastions sur le dos, et il s'en FOU. Il s'en fout, si ce n'est pas fou?
13 août 2006
Feux d'Artifice

Si t'avais vu mes yeux, hier soir, durant le feu d'artifice, si tu les
avait vu, gros, ronds comme des soucoupes, illuminés, brillants. De la
poussière d'étoiles à envahit le ciel, des explosions m'ont déchiré les
tympans, mais le spectacle en vallait la peine. Assise sur la rembarde
du ponton, la sirhaine dans le coin, me narrant maintes et maintes
histoires merveilleuses, il pleuvait des étoiles, la lumière filait
dans le ciel, les gens, pour une fois, levaient les yeux vers le ciel,
et ça avait quelque chose de bien. De génial. De bon.
Parfois les évennements s'enchaînent trop vite, on n'a pas le temps de
tout comprendre, alors on laisse filer, et quand on veut rattraper le
fil, histoire de comprendre quelque chose, de ne pas laisser faire le
destin sans le surveiller du coin de l'oeil, quand enfin on effleure ce
fil du bout des doigts, et qu'on tire dessus pour décider de notre
sort, le fil s'effile, il ne nous reste plus rien entre les mains qu'un
fil qui a décousu la toile de l'espérance. On se sent con, je te jure
qu'on se sent con d'avoir laissé faire le destin, de ne pas avoir
intervenu, on se retrouve sur le bord de la route, de l'autoroute, les
voitures courent de plus en plus vite, et on reste là, parterre, à les
regarder passer, parce que ça ne nous concerne plus. Alors on lève la
tête vers le ciel, on ne réfléchit plus, on regarde s'abattre la
poussière d'étoiles.
De celles qui ne sont plus dans mes yeux...
photo: -Eh!J'ai vu une fée!
Danniel Pennac, la Fée Carabine.
03 août 2006
De la musique et du bruit.

Hier soir, j'ai vu Babylon Circus. Encore une fois. Avec le sourire. La pèche. La patate. Tout ça tout ça. Avec les yeux qui brillent tellement t'es content. Le genre de concert où t'as pas besoin d'un appareil photo pour figer les images au fond d'la tête. Tellement c'est bien. De l'ambiance du tonnerre, même que j'en ai la tête grosse comme ça, de tous ces gens qui gueulent, qui crient, qui tapent dans leurs mains, qui pogotent comme des fous, qui slament et qui se pètent la gueule. J'en ai la tête grosse comme ça, de toute la fumée, car même si c'était en plein air, y en avait, de la fumée. De la fumée, et un monde fou. Des gens, encore des gens, toujours des gens. Et du feu, au loin, là où il y a plus de place. Des dreads partout, ou presque, des couleurs, des tas de couleurs, orange, vert, jaune, ocre, terre, rouge, rose, bleu, émeraude. Tout ça. J'ai enfin vu Genève vivante. J'ai vu Genève se trémousser, sauter, danser jusqu'à en perdre l'haleine. J'ai vu Genève tomber ivre morte, j'ai vu Genève fumer des centaines, des milliers de spliffs.
Et un Babylon Circus déchaîné, qui sautait partout, un p'tit bonhomme qui avait la pèche, un sax toujours aussi sex, un guitariste toujours aussi drôle, un bassiste toujours aussi timide, des cuivres toujours aussi cuivrés, la fête jusqu'au bout des doigts. Un Paul très aclamé, et puis nous aussi, on leur a fait leur fête, à ses artistes de la route. On s'est tous bien serré pour entrer dans la caravane, mais tout ça, c'est dans la tête. Et puis, je suis déçue, aucune trace du marché des illusions, ni du pauvre fou. J'ai quand-même eu droit à de la musique et du bruit, bien entendu, à j'aurai bien voulu, et à Paul, si triste le pauvre Paul. Ouais, Babylon Circus ont vraiment bien annoncé le départ des fêtes de Genève.
Photo: 'Thanks to everyone' par *Ouylle
